Les façades et murs extérieurs

Travaux de façade

Un mur à trois fonctions : une fonction portante, d’isolation et de protection contre l’humidité.

En ce qui concerne l’humidité, les murs extérieurs doivent à la fois empêcher la pluie et les vapeurs d’eau, qui se trouvent sur la paroi extérieure, de pénétrer dans la maçonnerie et de gagner la paroi intérieure. De plus, ils doivent également éviter la condensation de vapeur d’eau présente à l’intérieur ainsi que sur et dans la paroi extérieure. La construction des murs extérieurs creux ventilés solutionne ce problème.

Celle-ci se compose d’un mur d’élévation  (environ 19 cm d’épaisseur), d’un panneau isolant d’environ 6 cm d’épaisseur, d’un vide ventilé de minimum 1 cm et d’une brique de parement d’environ 6,5 cm d’épaisseur, pour obtenir une largeur totale d’environ  32 cm.

La maçonnerie d’élévation est protégée contre l’humidité ascensionnelle par la pose d’une membrane étanche à la base de ces murs.

Les murs porteurs (intérieurs) sont généralement des blocs en argile expansée, des briques silico-calcaire, des blocs de béton, béton d’Argex, béton cellulaire ou des blocs en terre cuite perforée.

Les murs extérieurs sont généralement mis en œuvre à l’aide de briques en terre cuite, en pierre, en plaques de pierres, en blocs de béton (recouverts éventuellement d’un crépi) ou de moellons.

Les murs intérieurs qui servent de cloisons entre les pièces peuvent être réalisés dans les mêmes matériaux que les murs extérieurs, mais également en verre, en panneaux de plâtre, en synthétique, en bois, en métal, etc…

Le mur mitoyen est construit généralement comme un mur porteur et c’est le mur qui se situe à cheval  sur les deux propriétés ou à la limite d’une des deux propriétés voisines. Dans tous les cas, Il appartient à chacun des voisins.   

On ne peut rien placer (goulottes d’écoulement, fenêtres, câblages, par exemple) sur le mur mitoyen sans accord des 2 voisins. Une isolation ou une protection temporaire est admise et fortement conseillée.

Les blocs auto-isolants

Que cela soit à base de pierre ponce, de Lambdapor ou d’autres matériaux, les blocs isolants s’adaptent généralement à tous les types de constructions et permettent une isolation thermique à vie sans isolation rapportée.

Le bloc auto-isolant possède un coefficient d’isolation thermique de haut niveau. Cette isolation supporte bien les variations de température extérieure, le maintien de la fraîcheur en été et de la chaleur intérieure en hiver.

Il est économique, écologique, solide et facile à poser. De plus, il bénéficie d’une grande isolation thermique et phonique.

Les briques de parement

A base d’argile chauffée entre 850 et 1200°c, on distingue 3 types de briques de parement différents:

Moulée à la main : Elle est construite mécaniquement et se reconnait  grâce à ses nervures et à la texture sablée de sa surface.

Pressée : Elle est produite via un pressage mécanique. Sa surface est lisse et sa forme est plus géométrique.

Etirée : Elle est fabriquée par extrusion d’un boudin de section carrée qui est coupée, via un fil, à la bonne longueur.  Elle présente 4 faces lisses et 2 flancs plus bruts.

Elle a un pouvoir  respirant, nécessite peu d’entretien, offre de nombreuses  variétés de finitions, de couleurs, de formes et s’adapte facilement à toutes les formes architecturales possibles.

Les formats les plus connus sont : (longueur x largeur x hauteur)

Le module 50 (190x90x50 mm), le module 65 (190x90x65 mm), le module de 90 (190x90x90 mm), le Fw (210x100x50 mm) et le Fwe (210x100x65 mm).

On a intérêt à choisir plutôt une brique de parement,  qui a une bonne capacité d’absorption de l’humidité, une bonne résistance au gel et à la compression (voir la fiche technique sur l’emballage) et qui n’est pas poreuse. La brique qui porte le label ‘’BENOR’’ répond à toutes les exigences de la norme EN771-1.

Elle est un matériau durable dans le temps. Elle bénéficie d’une grande inertie thermique, mais est un grand consommateur d’énergie pour sa fabrication.

Les briques de parement sont maçonnées  en panneresses, en croix, en chaîne, en boutisses, ou encore debout ou aléatoirement. Elles sont reliées aux blocs porteurs par des crochets galvanisés, adaptés et placés de sorte que l’humidité s’écoule vers l’extérieur (vers la brique de parement).

Les joints entre les briques sont réalisés en retrait, afin de permettre un rejointoiement ultérieur optimal.

A chaque baie (fenêtre, porte, etc…) une membrane étanche devra être placée entre le mur porteur (à l’arrière du linteau) et le parement extérieur.Les linteaux extérieurs sont réalisés en briques sur chant, maintenues par des cornières en acier galvanisé.

Le choix du rejointoiement des parements extérieurs sera réalisé, sur base d’échantillons que le rejointoyeur viendra effectuer à la demande du maître d’ouvrage. Il pourra ainsi choisir parmi les différents essais effectués sur sa façade.  Certains  joints verticaux seront laissés ouverts, afin de permettre une bonne aération des murs creux.

Conseils

Il est préférable de commander la bonne quantité dès le départ, afin que les briques proviennent du même lot homogène en cuisson (Il faut compter environ 13.500 briques pour une habitation 4 façades de +/-180 m² de maçonnerie. Il est conseillé d’ouvrir plusieurs emballages, pour que l’on puisse bien répartir les différentes nuances.

Lorsque la maçonnerie est neuve, il faut la protéger contre la pluie et en cas de forte chaleur, il faut asperger les murs avec de l’eau afin que le mortier ne soit pas absorbé trop rapidement.

Les tâches blanchâtres (efflorescences), qui proviennent des excès de sel, de carbonate de calcium ou de sulfate de calcium, se retrouvent  souvent dans la brique, dans le béton ou encore dans l’humidité ascendante.

Afin de les éliminer au maximum, il est conseillé de ne pas utiliser de l’eau souterraine, de ne pas maçonner dans la pluie, de ne pas utiliser du ciment contenant des sulfates.                                                 Par contre, il est recommandé de réaliser une barrière parfaitement bien étanche au pied du mur et de protéger le mur des infiltrations d’eau pendant la construction.

En partenariat avec bati-info.be

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