L'humidité ascensionnelle, les remèdes et traitements !

Publié le 04 Août 2016

Lors de l’achat ou de la rénovation d’une ancienne habitation, on est souvent confronté à des problèmes d’humidité. Il faudra comme pour l’isolation thermique les solutionner dès le début des travaux de rénovation. Egalement appelée "remontées capillaires", l’humidité ascensionnelle peut provoquer des dégâts importants d’ordre allergique, énergétique et esthétique.

Comme les matériaux de maçonnerie et les mortiers de construction sont poreux et respirants, il est donc primordial d’avoir la base des murs parfaitement étanche.

Il faut répartir les problèmes d’humidité en quatre catégories : 

  • L’humidité ascensionnelle (vient généralement du sol).
  • Les fuites (viennent généralement des conduites).
  • L’infiltration (provient généralement d’une source externe).
  • L’humidité de condensation (ponts thermiques).

L’humidité ascensionnelle peut provenir de plusieurs causes :

  • L’eau de pluie est mal évacuée.
  • La membrane d’étanchéité est blessée ou avec le temps, elle est devenue inopérante.
  • Les drains d’évacuation placés autour des fondations sont détériorés et/ou bouchés.
  • Electromagnétique suite à une différence de potentiel entre le sol (anode + ) et le mur (cathode -).
  • Les murs intérieurs reposent sur une chape humide.

 

Les différents traitements contre l'humidité ascensionnelle

La présence d’humidité dans une habitation est néfaste pour la durabilité des matériaux (elle réduit fortement son pouvoir isolant) et porte atteinte au confort et à la santé de ses habitants. 

Pour se développer, les moisissures ont besoin d’un certain taux d’humidité, d’une température assez élevée et d’oxygène. L’humidité des habitations à deux origines : La production de vapeur d’eau (peut être solutionnée par un système de ventilation efficace) et les causes venant de l’extérieur (elles sont liées à des défauts de réalisation ou de conception).

Les causes de l’humidité sont nombreuses, mais dans la majorité des cas, elles proviennent de la condensation (une famille de 4 personnes produit en moyenne 15 litres de vapeur dans l’air par jour) ou à cause des remontées d’humidité, en provenance du bas des murs ou du sol. 

Si l’on aperçoit des tâches noires, des moisissures, un décollement du papier-peint ou une odeur de renfermé qui se manifeste, il faut tout d’abord vérifier si l’humidité vient de l’intérieur ou de l’extérieur. Pour cela, il suffit de placer un papier d’aluminium sur la tâche d’humidité. 

Si les gouttelettes d’humidité se trouvent côté mur, alors l’humidité vient de l’extérieur de l’habitation. Si les gouttelettes d’humidité se trouvent sur l’autre face, alors c’est un problème de condensation.

La première réaction à avoir, est de déterminer la cause exacte du ou des problèmes (étanchéité de la sous-toiture, ponts thermiques, infiltrations, fuites d’une canalisation d’eau, ventilation insuffisante, par exemple). L’endroit où l’on remarque la tâche d’humidité (de par ses dégradations visibles) ne correspond pas toujours à l’endroit où le problème a pris naissance.

 

Les remèdes contre l'humidité ascensionnelle

Déterrer la terre autour des fondations et de faire ou refaire les protections des fondations, via des enduits ou des revêtements bitumeux ou des enduits spécifiques, par exemple.

Placer des drains tout le long du périmètre extérieur de l’habitation.

Injection de résines hydrophobes dans toute l’épaisseur du mur au moyen de divers forages et dont les trous sont régulièrement espacés en largeur et en profondeur afin de bénéficier d’une barrière anticapillaire continue. Ce travail doit impérativement se faire par un professionnel, car la maîtrise de l’injection et la qualité du produit adéquat sont de premières importances.

Placement d’un appareil électronique, qui va inverser la polarité des molécules d’eau qui ne se trouvent dès lors plus attirées par le mur et retombent vers le sol. Il va automatiquement annuler le phénomène de capillarité.

Il faut agir :

Contre l’infiltration pluviale des murs, il faut une bonne préparation (nettoyage, rejointoyage et resserrage) et une pulvérisation en deux couches d’un produit hydrofuge incolore.

Contre l’humidité ascensionnelle, il faut injecter un produit siliconé, afin de solutionner définitivement les remontées d’humidité par capillarité ou pour un mur enterré, il faut prévoir un cuvelage parfait.

Contre l’effet électromagnétique
Suite à une différence de potentiel entre le sol (anode + ) et le mur (cathode -). C’est l’eau chargé de sels qui se remonte toujours du pôle positif au pôle négatif. Pour y remédier, on place des électrodes dans le mur et on va alors inverser la polarité naturelle. Cette opération s’appelle l’électro-osmose. Conjointement à la mise en place de ces électrodes, on doit appliquer une seconde phase appelé "électrophorèse", cela implique des produits spécifiques qui sont apportés et qui sont entraînés dans les capillaires du mur sous l’effet de la création du nouveau champ électrique, ce qui va obturer les capillaires, et empêcher ainsi les remontées de l’eau.

Contre la condensation, il faut un système de ventilation agréé et efficace.

Contre les fuites d’eau, il faut vérifier les joints et les canalisations dans les murs et dans les sols.

Contre le mérule, il faut brûler, injecter et pulvériser de la fongicide.

Contre l’humidité de construction, il faut chauffer et ventiler convenablement toutes les pièces afin d’évacuer les milliers de litres d’eau absorbé pendant le stockage des matériaux chez le fabricant et pendant la construction proprement dite.