Quel type de pompe à chaleur choisir?

pompe à chaleur

Il y a différents types de pompe à chaleur et le choix se dera en fonction de la situation du projet de construction, du projet de rénovation et du budget.

Une pompe à chaleur se caractérise par la source dans laquelle elle puise l'énergie gratuite et le milieu dans lequel l'énergie est transférée.

Les spécialistes déterminent le besoin en énergie et calculeront son rendement (COP).

Le COP (coéfficient de performance) est, en fait, le simple rapport entre l'énergie thermique fournie et l'énergie consommée par le compresseur. Un COP de 4, par exemple, signifie que la pompe à chaleur restitue 4kWh de chauffage pour 1 kWh d'électricité consommé.

La pompe à chaleur peut aussi être utilisée pour la production d'eau chaude sanitaire domestique ou pour le chauffage éventuel de l'eau d'une piscine.

 

Système eau-eau

On capte l’énergie gratuite dans l’eau par batterie d’échange, via une nappe phréatique (en sous-sol) avec un puits de prise d’eau.

Un puits de réinjection est nécessaire pour remettre l’eau dans la nappe à une distance suffisante, pour éviter les risques de court-circuit thermique. 

Cette solution nécessite une autorisation communale de manière à s’assurer tout risque de pollution de la nappe phréatique. 

Il est parfois aussi possible de capter l’énergie gratuite dans l’eau par batterie d’échange, via un cours d’eau (en surface), des rivières, des lacs également suivant la qualité de l’eau, la quantité disponible et sa température.

L’énergie thermique est transférée aux corps de chauffe par le réseau de distribution d’eau chaude de chauffage. 

Système sol-eau

Dans ce cas, l’énergie naturelle gratuite sera puisée dans le sol, soit par un capteur vertical, soit par un capteur horizontal. 

En cas d’une captation horizontale, on utilise un capteur placé dans le sol du jardin à une profondeur d’environ 1 mètre sur une surface d’environ deux fois la surface habitable de l’habitation. 

On évitera de construire sur la zone de captation une terrasse ou une piscine et de planter des arbres ou des plantes avec enracinement profond. Le terrain devant rester perméable.

Dans le cas, d’une captation verticale, on placera une ou plusieurs sondes constituées de tubes en polyéthylène. La ou les sondes seront introduites dans un ou plusieurs puits. 

Généralement, on se limitera à des forages de 100m de profondeur, la distance entre puits étant au minimum de 10m.

De l’eau glycolée circule dans les tubes en polyéthylène pour capter l’énergie thermique du sol en profondeur et cette énergie sera transférée au réseau d’eau chaude de chauffage de l’habitation par l’action du compresseur. 

Le rendement de ce système dépend de la nature du sol et de la profondeur des puits. Il est donc important que l’installateur ait une parfaite connaissance de la géologie du sol.

On atteint souvent un excellent COP de 4, ce qui permet un gain énergétique très important. Il faut cependant ne pas oublier que le captage en profondeur dans le sol requiert l’autorisation communale.

Système air-eau

L’énergie gratuite est captée dans l’air atmosphérique, via une batterie d’échange. Le rendement de ce système varie en fonction de la température extérieure.

Il faut cependant savoir que la température moyenne de l’air est de 7°C (à Uccle) durant la saison de chauffe.

L’air atmosphérique est donc une source d’énergie intéressante pour la pompe à chaleur. On obtient généralement un COP de l’ordre de 3 à 3.5 pour un investissement plus léger, que celui requis par les deux technologies précédentes. 

C’est la solution la plus courante dans l’habitat neuf en Europe. Par sa plus grande facilité de captation, cette solution s’impose naturellement dans les projets de rénovation. 

L’énergie thermique est transférée, comme dans les systèmes précédents, au circuit d’eau chaude de chauffage. 

Système air-air

L’énergie gratuite est captée dans l’air atmosphérique, via une batterie d’échange. Le rendement de ce système varie en fonction de la température extérieure.

Il faut cependant savoir que la température moyenne de l’air est de 7°C (à Uccle) durant la saison de chauffe.

L’air atmosphérique est donc une source d’énergie intéressante pour la pompe à chaleur. On obtient généralement un COP de l’ordre de 3 à 3.5 pour un investissement plus léger, que celui requis par les deux technologies précédentes. 

C’est la solution la plus courante dans l’habitat neuf en Europe. Par sa plus grande facilité de captation, cette solution s’impose naturellement dans les projets de rénovation. 

L’énergie thermique est transférée, comme dans les systèmes précédents, au circuit d’eau chaude de chauffage. 

Système hybride

Une technologie prometteuse qui uni une pompe à chaleur, qui est énergétiquement plus efficace, mais qui fonctionne à une température plus basse, et une chaudière qui moins efficace en termes d’énergie, mais qui fonctionne à des températures plus élevées.

Grâce à des régulations électroniques intelligentes, ces appareils choisissent toujours et automatiquement le mode de chauffage offrant le meilleur rapport coût-efficacité au moment de son utilisation.

 

Conclusion:

Suite à l’augmentation prévisible du prix du pétrole et du gaz naturel (produits importés et donc hors de contrôle), il ne fait pas de doute qu’un système économe en énergie, comme la pompe à chaleur, constitue une solution intelligente sur les plans financier, énergétique et environnemental.

En outre, leur durée de vie atteint 30 ans et les charges d’entretien sont insignifiantes, par rapport à un chauffage traditionnel. 

Elle garantit à l’avenir des coûts d’exploitations réduits puisque 65% à 75% de l’énergie nécessaire pour se chauffer est fournie gratuitement par le milieu naturel. Cette source est inépuisable et est disponible partout et en permanence.

Les pompes à chaleur respectent l’environnement (produisent 5 à 6 fois moins de CO2 que les énergies fossiles), ont une bonne homogénéité (confort) de température, proposent plus d’espace de vie et sont fiables. 

De plus, la faible consommation électrique de la pompe à chaleur peut être minimisée par son association avec des panneaux photovoltaïques. Une solution combinée intelligente vers la maison zéro énergie (zéro CO2).

Son coût varie en fonction du système utilisé et de la puissance à fournir. 

En partenariat avec bati-info.be

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